12 mars 2010
côté lumière
pour illustrer l'état d'esprit interreligieux, un message d'Olivier Gaignet, curé de Fontenay le comte...
rien à rajouter...
vendredi 12 mars 2010
Le Blog du Curé n° 751 : Chrétiens et Musulmans face à la mort
En un temps où certains pensent qu’avec les musulmans, plus rien n’est possible, la population du Sud Vendée et sa jeunesse ont largement démontré ces temps derniers, et plus particulièrement hier, qu’elles faisaient un autre choix : celui de la fraternité et de la confiance, celui d’une même foi en l’humanité et dans le choix d’un destin commun.
Quand, lors de la récente tempête, quatre membres d’une même famille, de religion musulmane, « après avoir lutté contre les flots », comme l’a rappelé l’abbé Antoine lors de la célébration, ont été emportés dans la mort, un grand mouvement de soutien s’est manifesté à l’égard des survivants de ce drame.
Lors de la sépulture, jeudi dernier, dans le carré musulman de Niort, nombreux étaient les fontenaysiens à s’être déplacés. Hier jeudi, l’église Notre-Dame de Fontenay était pleine à craquer de centaines d’enfants et de jeunes, en mémoire d’Ismaïl, quatre ans et demi, qui était en moyenne section à l’école Saint-Vincent Sacré-Cœur de Fontenay ; mais aussi, de son frère Camil, 13 ans, en 5° au collège Saint-Joseph, de leur maman, Nora, 43 ans et de leur grand-mère, Yamina, 73 ans.
L’Eglise, en un tel moment, a joué à fond son rôle d’accueil et de soutien. Cérémonie très sobre, mais très belle, préparée par les enseignants des deux établissements, avec un profond appel à l’espérance en la vie qui ne finit pas.
Une première sans doute dans l’église Notre-Dame, un membre du groupe islamo-chrétien qui se retrouve régulièrement sur Fontenay-le-Comte, Ahmed, a alors pris la parole et adressé à tous une très belle exhortation : grand moment de communion spirituelle, de l’aveu de tous les participants.
Musulmans ou chrétiens en effet, face à la mort, quelle différence ? Lors de ce temps de prière, tout le monde a bien compris que, chrétiens ou musulmans, nous sommes tous dans la même main du Dieu unique. Arrêtons enfin d’avoir peur les uns des autres ! Quelles que soient notre religion ou nos convictions, sachons avant tout reconnaître en l’autre un frère, sans nous laisser impressionner par ceux qui veulent diviser ou opposer les enfants d’un même Père !
A l’issue de la cérémonie, beaucoup disaient : « nous aurions mieux aimé n’avoir jamais eu à vivre un tel drame, mais si cela a permis aux uns et aux autres de mûrir, de se reposer les questions essentielles, tout cela n’aura pas été vain, et la mort n’aura pas eu le dernier mot ! »
Ceci est "oeuvre d'aiguille", merci
07 mars 2010
Jonathan Livingstone le goéland
Richesses et progressions d’ailleurs…
…\... Être placé au centre du cercle des anciens en signe de honte, cela voulait dire que Jonathan allait être mis au banc de la société des goélands, exilé, condamné à mener une vie solitaire sur les falaises lointaines. Un goéland jamais ne réplique au Grand Conseil, pourtant la voix de Jonathan s’éleva.
- «Irresponsabilité ? Mes frères,
s’écria-t-il, qui donc est plus responsable que le goéland qui découvre un sens
plus noble à la vie et poursuit un plus haut dessein que ceux qui l’ont
précédé ? Mille années durant, nous avons joué des ailes et du bec pour
ramasser des têtes de poisson, mais désormais nous avons une raison de vivre :
apprendre, découvrir, être libres !
Lui, il en savait chaque jour d’avantage. Il apprit qu’un piqué vertical à grande vitesse pouvait l’amener à découvrir les rares et savoureux poissons qui nagent à 3 m au-dessous de la surface de l’Océan. Pour survivre, il n’avait plus besoin des bateaux de pêche et de leur pain rassis. Il apprit à se laisser porter par les vents ascendants bien loin vers l’intérieur des terres où il pouvait se repaître de délicats insectes.
… \... Aux deux oiseaux de lumière qui l’avaient rejoint, Jonathan dit enfin :
- qui êtes vous ?
- Nous sommes les tiens, Jonathan, nous sommes
tes frères, répondirent-ils avec assurance et calme. Nous sommes venus te
chercher pour te mener plus haut encore, pour te guider vers ta patrie.
- De patrie, je n’en ai point. Les miens, je les
ignore. Je suis un exclu. Tenez vous voyez bien, nous volons à la crête des
grandes ondes de la montagne. Encore quelques dizaines de mètres d’altitude et
il me faudra renoncer á hisser plus haut ma vieille carcasse.
- Mais non Jonathan, tu peux t’élever d’avantage
encore, car tu as voulu apprendre. Ton apprentissage élémentaire est terminé et
il est temps pour toi de passer à une autre école.
Dans les jours qui suivirent, Jonathan comprit qu’en ces lieux il y avait encore autant à apprendre sur le vol que dans l’existence dont il avait pris congé. Avec toutefois une différence. Les goélands d’ici partageaient sa façon de penser.
Richard Bach \ Jonathan Livingstone le goéland.
.\.
22 février 2010
L' Aiguille
L'Aiguille
Comment savoir si une démarche vers le Divin est authentique ? Pour répondre à cette question, Ali ben Ahmed raconta cette histoire :
Il arriva qu’un roi voulut offrir à un mystique musulman un superbe cadeau. C’était une paire de ciseaux en or incrustés de diamants et d’autres pierres précieuses. Le soufi remercia poliment le roi, mais lui dit :
« Votre geste me touche beaucoup. Malheureusement, je ne puis accepter votre présent. Les ciseaux, en effet, cela sert á découper, à séparer, à diviser. Or toute ma vie et tout mon enseignement sont basés sur le rapprochement et la réconciliation, le rassemblement et la réunification. Offrez moi plutôt, et pour ma plus grande joie, une aiguille, une simple aiguille … »
Il y a deux forces dans le monde, poursuivit le cheik, une force de division, et une force de réconciliation.
La religion authentique, est celle où l’aiguille agit pour recoudre.
. Shafique Keshavjee \ le roi, le sage, et le bouffon \ le seuil.2000.
.\.
13 février 2010
CULTURES ET RELIGION DE L’ISLAM
dimanche 7 février 2010
Le Blog du Curé n° 623 : Faut-il avoir peur des Musulmans ?
Ce message d’Olivier sur son blog, rend compte de la conférence suivi de débat, de la veille.
Les termes de l’invitation sont les suivants :
«CULTURES ET RELIGION DE L’ISLAM»
«Mieux connaître l’Islam pour mieux vivre ensemble»
Un premier enseignement (une première réflexion), vient des termes employés :
«CULTURES ET RELIGION DE L’ISLAM»
Cultures est au pluriel, Religion est au singulier. Une seule religion se vit donc sous plusieurs formes de cultures.
Il sera nécessaire de préciser le terme de cultures, et faire la différence avec celui de traditions.
Ça a été la base de l’intervention de Mouna Cherif.
«Mieux connaître l’Islam …
Il est nécessaire de connaître l’autre, l’Islam, et de le reconnaitre dans ce qu’il est …
Nous parlons de l’Islam, donc de la religion, ce qui correspond pour nous au terme de Christianisme
… pour mieux vivre ensemble»
L’objectif est de vivre ensemble, pas de dialoguer, mais de cohabiter …
Il ne peut s’agir de la cohabitation des deux religions. Une religion est un ensemble de concepts et de principes. Pour l’Islam et pour le Christianisme, ils sont inscrits dans des Livres dits sacrés. Ma TOB et mon Coran sont côte à côte sur mon étagère, ils n’ont aucune difficulté de cohabitation !
Le « vivre ensemble » s’applique donc non pas aux religions, mais aux croyants de l’une près des croyants de l’autre. Il s’agit donc des deux comportements de vie adoptés par les croyants de l’une et de l’autre, pour correspondre aux principes de leur religion respective.
Nous pouvons rajouter que pour vivre ensemble, il faut être deux, et que si nous, nous devons apprendre à connaître l’autre, l’autre doit aussi pouvoir nous connaître. Il n’existe de rapports sains et durables qu’entre deux être individués, affirmés, et ouverts au partage d’une vie commune acceptée des deux parties. Cette conférence devrait donc être suivie d’une autre conférence complémentaire qui pourrait être présentée en ces termes : «Faire mieux connaître le Christianisme aux Musulmans, pour mieux vivre ensemble».
Quand Mouna Cherif affirme qu’il est nécessaire de « vivre ensemble », elle évoque plusieurs niveaux. Par exemple…
Dans cette conférence, pendant une journée, chrétiens de différentes obédiences, et musulmans de différentes obédiences, ont vécu ensemble. Dans les banlieues de Marseilles, dirait le P. Michel, chrétiens de différentes obédiences, et musulmans de différentes obédiences, vivent aussi ensemble. Ils vivent ensemble avec d’autres qui ne sont ni chrétiens ni musulmans. La notion de vécu est bien différente dans ces deux cas. Je pense que quand Mouna Cherif parle de vivre ensemble, elle évoque le cas marseillais, qui pourrait être le cas fontenaisien.
Elle a d’ailleurs bien insisté sur le descriptif d’une communauté musulmane. Un musulman n’est pas forcément arabe, il en existe plus en Asie. Un musulman peut être Sunnite ou Shiite. Un musulman peut être intégriste, libéral, non pratiquant. (Pour bien comprendre, vous relisez en remplaçant musulman par chrétien !)
Surtout, l’islam impose un mode de vie, un comportement social, que n’exige pas, ou que n’exige plus, le christianisme qui est plus intériorisé. Nous pourrions dire que nous sommes là, devant une communauté de chrétiens adeptes de la libre pensée individualisée, face à une communauté de musulmans soumis à une pensée légiférante commune.
En fait, le vécu commun entre musulmans et chrétiens, n’est pas tant une question de religion, qu’une question sociale et politique de juxtaposition de traditions et de modes de vie différents. Mouna rajouterait que les musulmans sont originaires de pays abordant la vie avec une autre logique que nous, les occidentaux. Nous pourrions faire le même constat avec l’approche de vie chinoise ou japonaise, qui elles, nous séduisent. Sans doute parce qu’elles mettent en exergue le développement personnel, individuel ?
Est-ce que nous ne donnerions pas le nom de Peur, à de simples erreurs d’analyse ?
Il y aurait encore beaucoup à dire, mais l’objectif n’est pas de faire une thèse. Il s’agit simplement de formuler les réflexions générées par ce thème, après avoir assisté à une conférence débat, et après avoir lu les réactions sur le blog d’Olivier. Je vais terminer en me servant de paroles du P. Castet.
Tout d’abord,
· se rappeler que l’on ne peut cohabiter que si on est fermement et clairement soi même, individués, conscients et fiers de notre nature.
· Avoir pleine conscience que si des similitudes et des points communs peuvent se constater, il existe des différences, des spécificités qui font que eux sont musulmans, et que nous nous sommes chrétiens.
· Avoir pleine conscience que nous ne devons pas afficher l’orgueil d´être les meilleurs, les seuls dans la vérité. Attendre des autres qu’ils aient la même démarche !
· Il est important de définir et d’affirmer nos différences «non négociables», d’analyser si elles présentent un risque pour l’autre. Si la réponse est non, la question de la peur ne se pose pas. Si la réponse est oui, il faut négocier, ajuster, définir conjointement des codes de cohabitation et de respect qui permettent à chacun de rester lui-même, de ne pas perdre son identité, son âme.
· Il faut se défendre si nécessaire, pour rester soi même, et dans ce cas, la peur n’est plus utile, elle est dangereuse.
· En reniant ses croyances, on perd son âme. En adaptant, en ajustant, ses traditions de vie, on ne perd pas son âme, on gagne la paix et l’Amour.
Ensuite,
· Il est nécessaire de prendre acte de la vitesse exponentielle de l’évolution de notre humanité, et des mutations dans les modes de vie. Il est indispensable aussi de prendre conscience de l’accélération des flux migratoires, donc du brassage des traditions et des modes de vie.
· Quand le P. Castet évoque le caractère maléfique et castrateur de l’excès de Mémoire, je ne peux que me réjouir. L’Histoire, c’est d’où l’on vient. La Vie, c’est aujourd’hui à vivre, et c’est demain à construire.
· Quand allons-nous arrêter de nous venger des affronts et des erreurs de nos ancêtres morts. Souvenons-nous des erreurs à ne pas répéter, c’est sain. Soyons aussi plus intelligents que nos ancêtres, ne conditionnons pas le présent par le passé. Mais vivons le présent, notre présent, en fonctions des impératifs pour notre futur.
Si cette démarche est encore utopique au niveau international, elle est réaliste au niveau local. Bien entendu, le niveau local c’est le petit monde autour de nous, notre famille, notre immeuble, notre quartier, notre ville. Mais il est surtout à envisager à l’échelle de la planète Terre. Une réalisation au niveau France, est un niveau local par rapport à l’Europe !
.\.
09 février 2010
Chétiens et Musulmans
dimanche 7 février 2010
Le Blog du Curé n° 623 : Faut-il avoir peur des Musulmans ?
Ce message d’Olivier sur son blog, rend compte de la conférence suivi de débat, de la veille.
Les termes de l’invitation sont les suivants :
«CULTURES ET RELIGION DE L’ISLAM»
«Mieux connaître l’Islam pour mieux vivre ensemble»
Un premier enseignement (une première réflexion), vient des termes employés :
«CULTURES ET RELIGION DE L’ISLAM»
Cultures est au pluriel, Religion est au singulier. Une seule religion se vit donc sous plusieurs formes de cultures.
Il sera nécessaire de préciser le terme de cultures, et faire la différence avec celui de traditions.
Ça a été la base de l’intervention de Mouna Cherif.
«Mieux connaître l’Islam …
Il est nécessaire de connaître l’autre, l’Islam, et de le reconnaitre dans ce qu’il est …
Nous parlons de l’Islam, donc de la religion, ce qui correspond pour nous au terme de Christianisme
… pour mieux vivre ensemble»
L’objectif est de vivre ensemble, pas de dialoguer, mais de cohabiter …
Il ne peut s’agir de la cohabitation des deux religions. Une religion est un ensemble de concepts et de principes. Pour l’Islam et pour le Christianisme, ils sont inscrits dans des Livres dits sacrés. Ma TOB et mon Coran sont côte à côte sur mon étagère, ils n’ont aucune difficulté de cohabitation !
Le « vivre ensemble » s’applique donc non pas aux religions, mais aux croyants de l’une près des croyants de l’autre. Il s’agit donc des deux comportements de vie adoptés par les croyants de l’une et de l’autre, pour correspondre aux principes de leur religion respective.
Nous pouvons rajouter que pour vivre ensemble, il faut être deux, et que si nous, nous devons apprendre à connaître l’autre, l’autre doit aussi pouvoir nous connaître. Il n’existe de rapports sains et durables qu’entre deux être individués, affirmés, et ouverts au partage d’une vie commune acceptée des deux parties. Cette conférence devrait donc être suivie d’une autre conférence complémentaire qui pourrait être présentée en ces termes : «Faire mieux connaître le Christianisme aux Musulmans, pour mieux vivre ensemble».
Quand Mouna Cherif affirme qu’il est nécessaire de « vivre ensemble », elle évoque plusieurs niveaux. Par exemple…
Dans cette conférence, pendant une journée, chrétiens de différentes obédiences, et musulmans de différentes obédiences, ont vécu ensemble. Dans les banlieues de Marseilles, dirait le P. Michel, chrétiens de différentes obédiences, et musulmans de différentes obédiences, vivent aussi ensemble. Ils vivent ensemble avec d’autres qui ne sont ni chrétiens ni musulmans. La notion de vécu est bien différente dans ces deux cas. Je pense que quand Mouna Cherif parle de vivre ensemble, elle évoque le cas marseillais, qui pourrait être le cas fontenaisien.
Elle a d’ailleurs bien insisté sur le descriptif d’une communauté musulmane. Un musulman n’est pas forcément arabe, il en existe plus en Asie. Un musulman peut être Sunnite ou Shiite. Un musulman peut être intégriste, libéral, non pratiquant. (Pour bien comprendre, vous relisez en remplaçant musulman par chrétien !)
Surtout, l’islam impose un mode de vie, un comportement social, que n’exige pas, ou que n’exige plus, le christianisme qui est plus intériorisé. Nous pourrions dire que nous sommes là, devant une communauté de chrétiens adeptes de la libre pensée individualisée, face à une communauté de musulmans soumis à une pensée légiférante commune.
En fait, le vécu commun entre musulmans et chrétiens, n’est pas tant une question de religion, qu’une question sociale et politique de juxtaposition de traditions et de modes de vie différents. Mouna rajouterait que les musulmans sont originaires de pays abordant la vie avec une autre logique que nous, les occidentaux. Nous pourrions faire le même constat avec l’approche de vie chinoise ou japonaise, qui elles, nous séduisent. Sans doute parce qu’elles mettent en exergue le développement personnel, individuel ?
Est-ce que nous ne donnerions pas le nom de Peur, à de simples erreurs d’analyse ?
Il y aurait encore beaucoup à dire, mais l’objectif n’est pas de faire une thèse. Il s’agit simplement de formuler les réflexions générées par ce thème, aprèa avoir assisté à une conférence débat, et après avoir lu les réaction sur le blog d’Olivier. Je vais terminer en me servant de paroles du P. Castet.
Tout d’abord,
- se rappeler que l’on ne peut cohabiter que si on est fermement et clairement soi même, individués, conscients et fiers de notre nature.
- Avoir pleine conscience que si des similitudes et des points communs peuvent se constater, il existe des différences, des spécificités qui font eux sont musulmans, et que nous nous sommes chrétiens.
- Avoir pleine conscience que nous ne devons pas afficher l’orgueil d´être les meilleurs, les seuls dans la vérité. Attendre des autres qu’ils aient la même démarche !
- Il est important de définir et d’affirmer nos différences «non négociables», d’analyser si elles présentent un risque pour l’autre. Si la réponse est non, la question de la peur ne se pose pas. Si la réponse est oui, il faut négocier, ajuster, définir conjointement des codes de cohabitation et de respect qui permettent à chacun de rester lui-même, de ne pas perdre son identité, son âme.
- Il faut se défendre si nécessaire, pour rester soi même, et dans ce cas, la peur n’est plus utile, elle est dangereuse.
- En reniant ses croyances, on perd son âme. En adaptant, en ajustant, ses traditions de vie, on ne perd pas son âme, on gagne la paix et l’Amour.
Ensuite,
- Il est nécessaire de prendre acte de la vitesse exponentielle de l’évolution de notre humanité, et des mutations dans les modes de vie. Il est indispensable aussi de prendre conscience de l’accélération des flux migratoires, donc du brassage des traditions et des modes de vie.
- Quand le P. Castet évoque le caractère maléfique et castrateur de l’excès de Mémoire, je ne peux que me réjouir. L’Histoire, c’est d’où l’on vient. La Vie, c’est aujourd’hui à vivre, et c’est demain à construire.
- Quand allons-nous arrêter de nous venger des affronts et des erreurs de nos ancêtres morts. Souvenons-nous des erreurs à ne pas répéter, c’est sain. Soyons aussi plus intelligents que nos ancêtres, ne conditionnons pas le présent par le passé. Mais vivons le présent, notre présent, en fonctions des impératifs pour notre futur.
Si cette démarche est encore utopique au niveau international, elle est réaliste au niveau local. Bien entendu, le niveau local c’est le petit monde autour de nous, notre famille, notre immeuble, notre quartier, notre ville. Mais il est surtout à envisager à l’échelle de la planète Terre. Une réalisation au niveau France, est un niveau local par rapport à l’Europe !
Nous sommes bien d'accord, ce ne sont pas des vérités, ce sont des réflexions ...ici, maintenant !
la plume est à qui la veut ...
